Rien n'a changé... ou presque !

Extrait de la revue « La Légion Étrangère » numéros 66-67 de juin-juillet 1936.

 

 

 

Rien n’a changé… ou presque !

 

 

 

 

 

 

Parmi les milliers de volumes (dons de bienfaiteurs) composant la bibliothèque de la Maison du légionnaire, il se trouve les collections (partielles) des numéros de « Képi Blanc » et de ses prédécesseurs ; et c’est de la revue « La Légion Étrangère » numéros 66-67 de juin-juillet 1936, page 20, que sont recopiées les lignes ci-dessous :

 

 

[Début de citation]

 

LE COLONEL PICOT,
PRÉSIDENT
DES « GUEULES CASSÉES »
À LA MAISON DE RETRAITE
DES ANCIENS LÉGIONNAIRES
D’AURIOL

_________

 

De passage à Marseille, après un séjour au château du Coudon à Toulon, Maison de repos de l’Union des blessés de la face, le colonel Picot a désiré visiter l’œuvre d’entr’aide des anciens légionnaires au bénéfice de laquelle il vendait, récemment à Paris, au « Bon Marché », en compagnie du général ROLLET, la pochette du Légionnaire et dixièmes de la Loterie nationale émis par l’Union des blessés de la face.

Le colonel Picot s’est rendu à Auriol. Il était accompagné de MM. Rolland, délégué régional, Castel, Soulié, directeur du Château du Goudon, de Mmes Castel, Rolland et de M. Elie Rambaud, directeur général de la Société des Centres d’entr’aide aux anciens légionnaires, qui lui présenta, un à un, les quarante pensionnaires de l’œuvre.

Le colonel Picot leur exprima ses sentiments d’admiration pour la Légion et les assura de son dévouement et celui de l’Union des blessés de la face pour les œuvres légionnaires qu’il a l’occasion de manifester fréquemment à Paris auprès du Général Rollet et de M Philippe Ortiz, président fondateur de la société : « Les Amis de la Légion étrangère » dont il est lui-même administrateur.

Elie Rambaud, après l’avoir remercié de l’aide apportée par les « Gueules Cassées » à la Maison de retraite, remit au colonel Picot, le Diplôme de Reconnaissance de la Société, portant les signatures de tous les pensionnaires de l’œuvre. Il pria la colonel de remettre, le même diplôme, au camarade Jourdain, secrétaire général de l’Union à Paris.

Le colonel Picot tint à visiter le domaine en détail et fut vivement intéressé par son exploitation entièrement faite par les pensionnaires : ateliers de tailleur, cordonnerie, menuiserie, mécanicien, buanderie, élevage, jardins potagers, cultures diverses : orge, avoine, blé, dont l’essai d’une qualité inconnue dans la région a donné de tels résultats que les cultivateurs des environs ont décidé son utilisation.

Les travaux de maçonnerie retinrent également l’attention du colonel Picot, notamment le tout dernier, un barrage sur la Vède assurant une réserve d’eau inépuisable.

Après avoir chaudement félicité le gérant de Maison, M. Vanderbogaerde, les pensionnaires et le directeur général, le colonel Picot et ses invités se retirèrent enchantés de leur visite au domaine de Vède où la Légion démontre ses qualités d’organisation et de création dont bénéficient chaque jour les régions d’outre-mer où elle est en service.

Maison de retraite. – L’effectif se maintient au complet, les sortants étant remplacés au fur et à meure, étant donné le nombre des demandes d’admission.

Du travail a été procuré aux pensionnaires temporaires : Kuss, Fronek, Huber.

La Maison accueille de vieux retraités, ne pouvant plus travailler et ne pouvant vivre avec leur modeste pension de soldat, tels que : Waterinckse, libéré en 1903.

La Maison a accueilli l’ex-caporal-chef Hartnagel, adressé par le Centre d’hygiène de Strasbourg, à sa rentrée d’Allemagne.

Les travaux d’aménagement s’y continuent, grâce au dévouement du pensionnaire Nielsen, maçon expérimenté. Il vient d’être construit un barrage sur la rivière, assurant l’eau en abondance.

La construction d’un nouveau bâtiment pour réfectoire de soixante couverts et vingt lits complémentaires, est à l’étude. Elle sera réalisée par les seuls pensionnaires.

[Fin de citation]

| Ref : 1037 | Date : 10-02-2015 | 7433