LE

Histoires de légionnaires

Retour
| 19 Février 2019 | 672 vues

(7/9) 6è Partie

BERTELS, le peintre de la Légion, a rejoint le journaliste ; il est tout fier de lui montrer la basse-cour, les poussins derniers-nés, le superbe baudet : ce petit âne est plus économe que l’automobile pour aller faire les courses à AURIOL.

Les voilà maintenant à la serrurerie : c’est HAMBECKE, d’origine allemande qui en est le spécialiste, comme il l’était « là-bas ». Mécanicien aussi, et comme tout légionnaire un soldat… Vingt ans de Légion… Blessé au Maroc, et de raconter ce qui lui arriva : alors qu’il était en opération à BOU MADI, en plein territoire dissident, cinq fusils disparaissent… chaque légionnaire accusant un camarade de faire une blague !

Deux jours plus tard, trois fusils disparaissent : stupeur et fureur ! Le Capitaine pense que quelqu’un vient de l’extérieur, il fait doubler les sentinelles !

Dans la nuit, le légionnaire qui montait la garde semble voir une ombre. Un léger bruit de ferraille l’amène près des buissons, où il aperçoit une forme arrondie, qu’il met en joue. Mais l’ombre bondit avec trois Lebel dans les bras, et s’enfuit dans la nuit.

Le légionnaire a bien tiré, mais la nuit… Une battue est organisée, mais en vain !

Le service de renseignements fait son enquête : le voleur audacieux est bien un dissident marocain, surnommé « la Panthère Noire », à cause de la couleur de sa peau et de son agilité extraordinaire.

Colère du Capitaine : sentinelles encore doublées !

HAMBECKE eut l’idée d’attacher son fusil à un pied, pour tendre un piège à la Panthère Noire ! Quatre… cinq nuits passent, sans que rien ne se produise. Mais une nuit, à une heure du matin, HAMBECKE sentit des secousses à son pied… HAMBECKE se releva doucement et se lança sur la Panthère Noire qui déjà avait un fusil dans les bras. Il donne l’alerte : « A moi camarades ! » Mais le voleur se dégage, assène un terrible coup de crosse sur la tête d’HAMBECKE qui s’écroule ensanglanté. Il s’enfuit dans le bled. Les légionnaires ouvrirent un feu nourri dans sa direction.

A l’aube, une patrouille constate dans l’ouest des traces de sang frais. La Panthère Noire a dû être blessée… Nul ne le sut, mais on ne revit plus jamais le voleur à BOU MADI. HAMBECKE, gravement blessé, se remit peu à peu et retrouva la pleine santé.

 

… à suivre…


En images

Espace Abonné